Pourquoi les vacances nous rendent plus vulnérables.

Pourquoi les vacances nous rendent plus vulnérables.

Journal de la Sécurité — Hors-Série Conseils
Ou comment notre cerveau range aussi sa vigilance dans la valise… Les vacances ont quelque chose de magique. En quelques heures, nous sommes capables d’oublier des habitudes que nous avons pourtant mises des années à acquérir.

Le paradoxe des vacances

Nous vérifions trois fois si la cafetière est éteinte… mais nous laissons notre sac ouvert sur une chaise de terrasse. Nous fermons systématiquement notre voiture devant la maison… mais nous la quittons avec les vitres entrouvertes sur une aire d’autoroute. Nous répétons toute l’année aux enfants de ne pas parler aux inconnus… puis nous discutons volontiers avec un parfait inconnu parce qu’il nous a recommandé « un petit restaurant que seuls les locaux connaissent ».

Les vacances ne changent pas seulement notre destination. Elles changent notre façon de réfléchir.

Notre cerveau passe lui aussi en mode vacances

Ce n’est pas une faiblesse. C’est un mécanisme parfaitement normal. Toute l’année, notre cerveau fonctionne avec une liste de contraintes : horaires, travail, circulation, obligations. Puis arrive le premier jour des vacances. Notre cerveau reçoit enfin un message qu’il attendait depuis des mois : « Tu peux souffler. »

Le problème est qu’il interprète parfois ce message un peu trop littéralement. Il ne relâche pas seulement le stress. Il relâche aussi une partie de sa vigilance.

Les criminels, eux, ne prennent pas de vacances

Pendant que vous cherchez la meilleure glace artisanale du village… eux cherchent la personne qui regarde son téléphone en marchant. Pendant que vous admirez un coucher de soleil… eux repèrent les sacs laissés « juste deux minutes » sur une serviette. Pendant que vous comparez les cartes des restaurants… eux observent qui retire de l’argent au distributeur.

Vous êtes enfin en vacances. Eux sont au travail.

Le syndrome du « ça n’arrive qu’aux autres »

Les vacances réveillent un biais psychologique bien connu. On se persuade que « ici, c’est tranquille » ou « on est en vacances, les gens sont détendus ». Pourtant, un pickpocket n’a jamais annulé sa journée parce qu’il faisait beau.

« Je laisse mon téléphone là, j’en ai pour deux minutes. »
« Tu peux surveiller nos affaires ? »
« Je ne ferme pas la voiture, on revient tout de suite. »
« Personne ne va voler ça ici. »
Beaucoup de vols commencent précisément par un « deux minutes ».

Pourquoi les touristes attirent-ils autant ?

Pas parce qu’ils sont riches. Parce qu’ils sont faciles à identifier. Ils regardent partout… sauf autour d’eux. Ils cherchent une rue sur leur téléphone. Ils lisent un plan. Ils prennent des photos. Ils portent parfois tout ce qu’ils possèdent dans un seul sac.

Ils annoncent involontairement : « Je découvre les lieux. » C’est exactement le signal qu’un opportuniste attend.

La bonne nouvelle

Il ne s’agit pas de passer ses vacances sur le qui-vive. L’objectif n’est pas de transformer une promenade en mission commando. Il suffit souvent de conserver quelques automatismes simples :

  • Lever les yeux de son téléphone de temps en temps
  • Ne pas publier sa localisation en temps réel sur les réseaux
  • Garder ses effets personnels à portée de main dans les lieux animés
  • Verrouiller son véhicule et ne rien laisser de visible à l’intérieur
  • Faire confiance à son intuition si une situation paraît étrange
  • Arriver de nuit dans un lieu inconnu avec une vigilance particulière
Les vacances doivent alléger votre esprit. Pas faire disparaître votre bon sens.

Les trois réflexes du Journal de la Sécurité

  • Les vacances sont faites pour oublier le travail… pas les réflexes de sécurité.
  • Les opportunistes recherchent moins les personnes riches que les personnes distraites.
  • Votre vigilance n’a pas besoin de rester à 100 %. Mais elle ne doit jamais tomber à zéro.

Avant de partir en vacances, n’oubliez pas ces précautions.

→ Où cacher de l’argent chez soi en toute sécurité

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