Self défense et réalité d'une attaque au couteau

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Self défense et réalité d'une attaque au couteau

Analyse scientifique — Self-défense

Self-défense et réalité d'une attaque au couteau

Ce que la littérature scientifique nous apprend sur les gestes de défense réels lors d'une agression à l'arme blanche.

Geste de défense face à un coup de couteau

Est-il efficace de vouloir s'équiper avec des gants de protection anti-coupure et des protections avant-bras en cas d'agression au couteau ? Tout d'abord, regardons ce que peut être une attaque au couteau en théorie, puis en pratique quand il n'est plus question d'apprendre mais de blesser ou tuer.

Le mécanisme qui consiste à exposer la paume de la main en geste de self-défense lors d'une attaque au couteau est à peu près l'unique certitude sur les réactions humaines instinctives.

L'analyse post-mortem, lors de nombreuses études dans la littérature scientifique, est le meilleur moyen d'arriver à la classification des blessures de self-défense actives et passives. Ces blessures sont localisées sur :

  • L'arrière de l'avant-bras
  • L'arrière du bras
  • L'arrière de la paume de la main

Gestes de défense : les chiffres

Des blessures dues à des gestes de défense ont été constatées dans 48 % des cas de victimes d'homicide. Ce qui nous informe que dans tous ces cas, les victimes pouvaient, au moins pour un instant, appréhender l'agression.

Données clés : Les hommes du groupe d'âge 30-44 ans sont les victimes les plus courantes. Chez les femmes, le groupe 15-29 ans est le plus touché. Les personnes âgées et les enfants présentent moins de blessures de défense en raison de leur réaction réflexe réduite.

Self-défense avec les mains

Selon la position de l'assaillant, les mains sont instinctivement utilisées pour se protéger. Dans 70 % des cas, les lésions étaient unilatérales. Les membres supérieurs représentent 79,4 % des cas où des blessures sont constatées sur une seule région du corps.

Lors des cours de self-défense, il est transmis que les mains doivent être fortement utilisées pour des gestes nécessitant force et précision. Au vu des recherches scientifiques, mal employé dans un contexte réaliste, cela s'avère inutile.

Conclusion

« La présence de blessures de défense, en priorité sur les mains et avant-bras, corrobore fortement l'opinion que seuls des gestes de self-défense pragmatiques, les plus épurés possible, peuvent être restitutés par le cerveau humain. Cela valorise et légitime également l'utilité de s'équiper avec des gants de protection anti-coupure et des protections avant-bras. »

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Sources scientifiques

(1) Chattopadhyay S., Suku B. — Pattern of defence injuries among homicidal victims, 2003. sciencedirect.com

(2) Mohanty S. et al. — Fatal head injury in homicidal victims, Med Sci Law, 2005

(3) Inoue H. et al. — Homicidal sharp force injuries inflicted by family members, Med Sci Law, 2006

(5) Pollak S., Saukko P.J. — Clinical forensic medicine – defense wounds, Encyclopedia Forensic Sci, 2004

Textes signés LG — propriété exclusive de l'auteur (www.kragma.org) — L111-1 et L112-1 du code de la propriété intellectuelle.


1 commentaire

  • jacques

    Merci pour l’explication , il faut donc garder son sang froid en toutes occasions ,éviter les fausses solutions qui rassurent comme des armes offensives et se dire que c’est d’abord en se protégeant qu’on se donne une chance de résister !

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